01
Je préfère ne pas vendre plutôt que vendre de la veille
Les commandes se ferment à 19 h la veille. C'est contraignant pour vous, et ça me coûte des ventes tous les jours : ceux qui décident le matin même n'ont accès qu'à un choix restreint.
Mais c'est la seule façon de garantir que tout est préparé le matin même, en quantité juste. Pas de stock qui attend, pas de produit qui traîne, presque rien de jeté.
Un stock permanent me ferait vendre plus. Il me ferait aussi jeter, et servir moins frais.
02
Rien de ce que vous emportez ne vient d'une centrale
Les chips viennent d'une ferme, les desserts d'une autre, les bières de brasseries normandes, les sodas et le cidre d'un producteur de la baie. Je ne cuisine pas : ce sont des artisans d'ici qui préparent ce que vous emportez.
C'est plus compliqué à organiser qu'une commande unique chez un grossiste. Plus cher, aussi. Mais une Lunch Box qui ne ferait pas goûter la Normandie n'aurait aucune raison d'exister au pied du Mont.
Six fournisseurs pour une box, quand un seul suffirait.
03
Je travaille avec les acteurs du territoire, jamais à leur place
Je ne loue pas de vélos, je ne guide pas les traversées de la baie, je ne tiens pas la boutique où vous récupérez votre repas. À chaque fois, quelqu'un d'ici le fait mieux que moi.
Et quand je vous oriente vers eux, je ne prends rien au passage. Pas de commission, pas de revente de leurs prestations : vous réservez directement chez eux, au même prix que si vous m'aviez jamais croisé.
Chaque partenariat me rapporterait davantage en commission. Il vaut mieux qu'il ne me rapporte rien.
04
L'audio-guide restera gratuit
Trente-cinq minutes de récit écrit et enregistré ici, disponibles en français et en anglais. Je pourrais le vendre : d'autres le font, et les visiteurs paieraient.
Il est compris dans chaque commande, sans supplément. Une visite qui commence mieux ne devrait pas être réservée à ceux qui acceptent de payer un supplément.
Ce n'est pas un cadeau commercial. C'est une partie de l'expérience, pas une option.
05
Je promets moins que ce que je pourrais promettre
Je ne garantis jamais une place de stationnement, parce que je n'en maîtrise pas la disponibilité. Je ne promets pas la vue sur le Mont. Je n'annonce pas des délais que je ne tiendrais pas en haute saison.
Une page peut dire n'importe quoi. Une déception sur place, elle, se paie en avis, en confiance et en bouche-à-oreille — les trois choses dont ce projet dépend entièrement.
Mieux vaut une promesse tenue qu'une promesse qui convertit.
06
Trois étapes, et pas une de plus
Commander, retirer, profiter. Aucun compte à créer, aucune application à installer, aucun matériel à rendre, aucun créneau à négocier.
Chaque fois qu'une idée ajoute une étape à votre journée, elle est écartée — même quand elle serait rentable.
Ce qui est simple pour vous est presque toujours plus compliqué pour moi. C'est le bon sens de la répartition.